C’est bizarre le temps. Vous pouvez l’utiliser, mais vous ne pouvez le posséder. Vous pouvez le dépenser, mais vous ne pouvez le conserver. Et lorsque vous l’avez perdu, vous ne pouvez jamais le récupérer. En pleine crise de la COVID-19, il peut être tentant de croire que vous l’avez utilisé vainement en le passant à la maison. Malgré tout, 69 % des papas déclarent avoir accompagné leurs enfants pendant le confinement provoqué par la COVID et presque la moitié déclarent qu’ils continueront de le faire une fois les restrictions levées.

« Vous ne regarderez plus jamais la vie en disant ‘je passe trop de temps avec mes enfants’. »

Anonyme

Quelques nouvelles études publiées récemment dans le cadre de la Semaine canadienne de la santé des hommes 2020 (du 15 au 21 juin) soulignent ces témoignages de sagesse quant à l’importance du temps passé en famille. De façon générale, elles révèlent que la COVID s’accompagne d’une lueur d’espoir : Plusieurs pères sentent un rapprochement avec leurs enfants pendant la pandémie et désirent que celui-ci devienne la « nouvelle norme » à compter de maintenant. (Lisez le communiqué de presse ici.)

L’encadrement et l’accompagnement – deux lueurs d’espoir

L’étude de la Fondation pour la santé des hommes au Canada (FSHC) réalisée en mai par Intensions Consulting consistait à demander à 1 019 pères canadiens quel était l’impact du confinement lié à la COVID sur leurs rôles de parents. En voici les faits saillants :

  • 40 % considéraient que le confinement avait eu un impact positif sur leur rôle de père;
  • 52 % avaient pris davantage conscience de leur importance en tant que père;
  • 60 % se sentaient plus près de leurs enfants;
  • 49 % avaient décidé de s’impliquer davantage en tant que pères à l’avenir;
  • 61 % avaient accompagné leurs enfants plus souvent, alors que près de la moitié prévoient continuer de le faire lorsque les restrictions auront été levées; et
  • 56 % ont encadré leurs enfants plus souvent et près de la moitié continuent également de le faire.

‘Une occasion en or’

Un changement peut s’accompagner d’implications positives et négatives. Nous avons entendu énormément parler des difficultés qui accompagnent la COVID-19, mais elle comporte quand même certains aspects positifs.

Lorsque la vie nous donne des citrons, le temps est venu de faire de la limonade! Malgré le stress familial et les défis attribuables à la COVID-19, le gouvernement provincial de la C.-B. reconnaît que les pères « se sont vus offrir une occasion en or de ralentir et de se rapprocher de leurs enfants, » déclare Adrian Dix, ministre de la Santé. « Nombreux sont les parents qui travaillent à temps plein et qui se déplacent et lorsque ce n’est plus le cas, ils ont davantage de possibilités de se rassembler, par exemple, pour jouer à se lancer la balle ou partir en randonnée. La santé des hommes dépend de leur mode de vie et une augmentation de l’activité physique en compagnie des enfants est banale, mais peut faire toute la différence. Nous pouvons tirer des leçons de cette pandémie de plus de façon que nous le croyons. »

Wayne Hartrick, président de la FSHC, déclare : « La bonne nouvelle… notre site Web Changepastrop.ca déborde de ‘conseils pour les papas’, qui viennent souligner l’importance de relations familiales saines en plus d’aider les pères à trouver un meilleur équilibre. »

Dehors les vieilles habitudes – le temps est venu de changer

En guise de suivi au sondage en ligne, des groupes de consultation virtuels réunissant 45 pères de partout au Canada ont été organisés dans le cadre de The Men’s Initiative (TMI). Plusieurs pères ont fait état d’une dynamique familiale mouvementée avant la pandémie avec les longues journées de travail, les déplacements, les repas pris à la hâte, les activités parascolaires des enfants et les activités sociales obligeant les membres de la famille à vivre en parallèle les uns par rapport aux autres.

Papa filles dansant dans le salon

Plusieurs des pères se sont dits préoccupés par le retour aux ‘vieilles habitudes’ et enthousiastes à l’idée d’adopter de ‘nouvelles normes’ de rapprochement à compter de maintenant. « Nous savons que la présence active et positive des pères dans la vie de leurs enfants influence positivement leur bien-être mental et physique en plus de réduire la fréquence des comportements négatifs, » précise le Dr David Kuhl, professeur de médecine à la UBC et cofondateur de TMI.

Nick Black, associé directeur chez Intensions Consulting, considère que l’implication accrue des pères peut prendre plusieurs formes. Par exemple, l’étude a révélé que 64 % des papas prennent plus souvent leurs repas en compagnie de leurs enfants. « Les repas sont importants, parce qu’ils représentent la porte d’entrée vers l’amélioration des conversations, » de dire Black, « On ne compte plus les preuves qui démontrent qu’en mangeant ensemble, en prenant soin d’éteindre le téléphone et la télévision pour bavarder en famille, la santé mentale des enfants en ressent les effets positifs et cela peut même réduire la prévalence du suicide. »

De nombreux hommes pourraient trouver difficile de continuer de passer du temps de qualité en compagnie de leurs familles lorsque réapparaîtront le stress quotidien des déplacements et les longues heures de travail, mais « les lueurs d’espoir attribuables à la COVID pourront quand même avoir un effet durable si le confinement incite les papas à s’impliquer davantage auprès de leurs enfants, » de dire le Dr Larry Goldenberg, président fondateur de la FSHC.

Papa et fille préparer le repas

Ce sentiment est partagé par Dal Watson, un papa de 2 filles qui habite à Burnaby, C.-B. « Je suis en arrêt de travail depuis mars, ce qui me cause un stress financier, mais j’ai pu heureusement passer bien plus de temps en compagnie de mes filles, » déclare Dal, « Je suis un chef professionnel et j’ai passé du temps dans la cuisine à la maison pour enseigner à mes enfants à cuisiner. Nous prenons également le temps de manger ensemble autour de la table, ce qui était plutôt rare lorsque je travaillais. Je suis reconnaissant du temps additionnel que j’ai passé en compagnie de ma famille et je souhaite continuer de passer du temps en leur compagnie lorsque le travail aura repris. »

Aider les hommes à vivre en santé

Depuis six ans, la Semaine pour la santé des hommes au Canada invite chacun de nous à inciter les hommes et leurs familles à vivre une vie plus saine. Il y a cependant une différence énorme cette année : La COVID-19. C’est la raison pour laquelle nous célébrons les millions de papas au pays qui guident leurs êtres chers pendant la pandémie. La Semaine pour la santé des hommes atteindra heureusement son point culminant le jour de la fête des Pères!

Papa et fils s'amuser en plein air

Sur cette note inspirante, le temps est venu de démontrer votre soutien et de vous impliquer. La FSHC est un organisme de bienfaisance national enregistré. Nous comptons sur l’aide de donateurs qui nous aident à réaliser notre mission : inciter les hommes à mener une vie plus saine. Votre contribution favorisera la recherche sur la santé et les programmes pour les hommes afin que nous puissions ainsi aider tous ceux qui vous tiennent à cœur. Donnez aujourd’hui!


Au sujet de l’étude

L’étude de la Fondation pour la santé des hommes au Canada (FSHC), qu’Intensions Consulting a réalisée sous forme de sondage en ligne entre le 8 et le 11 mai 2020, a réuni un échantillon de 1 019 pères canadiens de 19 à 74 ans, qui ont au moins un enfant de moins de 19 ans. L’échantillon était stratifié pour s’assurer que sa composition reflète la distribution sous-jacente de la population canadienne d’après les données du recensement. Un échantillon de probabilité traditionnelle de taille comparable aurait produit des résultats jugés précis à 3,1 pour cent près, 19 fois sur 20.

Pour obtenir une copie des tableaux de données, téléchargez le document .pdf en cliquant ici.

En guise de suivi au sondage en ligne, des groupes de concertation virtuels réunissant 45 pères de partout au Canada ont été organisés dans le cadre de The Men’s Initiative.  À l’instar du sondage en ligne, les groupes de concertation virtuels étaient formés de pères canadiens de 19 à 74 ans ayant au moins un enfant de moins de 19 ans.

Ces études sont rendues possibles grâce au soutien de généreux sponsors.

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