De toutes les histoires de réussites dans le cadre de la Semaine canadienne de la santé des hommes, la transformation d’Alan Scholes pourrait être le meilleur moyen de souligner ce que représente le cinquième événement annuel.

Alan Scholes avec les enfants pour la Semaine canadienne de la santé des hommes

Après avoir subi une blessure au genou il y a cinq ans, le conducteur de voiture blindée a commencé à passer de plus en plus de temps assis. Il a pris du poids et, petit à petit, il n’a même plus eu envie de sortir de sa maison de Kelowna. « Parce que mes heures de travail sont imprévisibles, il n’est pas facile de rester en santé, explique-t-il. Et ma blessure au genou a rendu les choses encore plus difficiles. »

La chose la plus difficile et la plus triste aussi était de voir ses trois enfants continuer leur vie sans lui. « Tout ce que je faisais, c’était de déposer les enfants à leurs activités, — le fils d’Alan, par exemple, est un joueur de soccer élite — de rester assis dans l’auto à les regarder, ou de jouer à des jeux sur mon téléphone. Je n’avais envie de rien faire avec eux. »

Alan Scholes et les enfants jouant au football au parc

Alan se rendait compte qu’il devait faire des changements « pour faire partie de la vie de ses enfants et pour vivre aussi longtemps que possible. Ce n’est pas possible si vous ne vivez pas une vie saine. »

C’est à ce moment-là qu’il s’est inscrit à Hat Trick, un programme gratuit de 12 semaines offert à Prospera Place, le domicile des Rockets de Kelowna de la Ligue de hockey de l’Ouest. Chaque jeudi, pendant 90 minutes, Alan et une équipe d’autres hommes du coin ont appris comment améliorer leur santé et leur bien-être général en apportant de petits changements réalistes à leur vie. « Nous étions tous là pour les mêmes raisons : nous aimons manger, nous avions un excès de poids et nous ne faisions pas grand-chose pour changer cela. J’ai vraiment aimé le fait que je pouvais parler à n’importe qui et que personne ne me jugeait. Nous nous sommes tous poussés un peu dans le dos pour avancer un peu plus. »

Alan Scholes exercices d'étirement sur le programme Hat Trick

Le président de la Fondation pour la santé des hommes au Canada, Wayne Hartrick, a rencontré Alan lors d’une séance de Hat Trick et l’a encouragé à partager son expérience. Le site Web Change pas trop de la fondation s’est avéré être le forum idéal pour ce faire, avec les trois plus grands changements de mode de vie d’Alan, manger des collations plus saines, marcher plus et faire des flexions des jambes devant la télévision, ayant trouvé écho auprès d’hommes ordinaires de partout au pays et incité plusieurs d’entre eux à se joindre à la League of Fairly Healthy Men (Ligue des hommes relativement en santé) de Change pas trop.

Depuis lors, Alan a adopté plusieurs saines habitudes de vie mentionnées par Change pas trop :

  • Au lieu de toujours boire des boissons gazeuses, Alan s’en tient désormais à l’eau. « De temps en temps, je bois du jus, mais je verse un quart de jus dans un verre et remplis le reste avec de l’eau. Lisez les ingrédients : les boissons préemballées contiennent beaucoup de sucre! »
  • Alan a transformé sa maison en salle d’exercice en portant des poids pour poignets en montant et descendant les escaliers. « Je fais de l’exercice en faisant les tâches ménagères ou en me déplaçant d’une pièce à l’autre. Vous montez et descendez les escaliers pas mal de fois, et ça devient vite un entraînement. » Ajoutez à ça sa nouvelle routine de flexions des jambes qu’Alan décrit comme « simplement se tenir debout devant la télé, descendre votre derrière jusqu’à ce qu’il touche presque la chaise, puis se relever de nouveau », et cette nouvelle habitude est tout indiquée.
  • Alan a une toute nouvelle appréciation pour la marche qui l’amène aux terrains de sport de ses enfants. Mais cette nouvelle disposition s’est transformée même davantage. Désormais, les temps libres passés en famille sont synonymes de randonnée, de marche, de vélo et d’autres activités physiques. « Auparavant, il s’agissait de se rendre quelque part où je ne devais rien faire », se rappelle-t-il. « Aujourd’hui, j’aime être actif, surtout avec les membres de ma famille. »

En effet, ce dernier changement est une révélation pour Alan. « Je suis content de voir que mes enfants deviennent de plus en plus actifs, et c’est bien de penser que j’ai peut-être eu un rôle à jouer là-dedans. J’espère que ça se répercutera sur les prochaines générations. »

Alan Scholes et les enfants à la plage